Page:Caouette - Le vieux muet ou un Héros de Châteauguay, 1901.djvu/102

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UNE PARTIE DE CHASSE


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Le printemps de 1814 brillait dans toute sa splendeur. L’homme, les oiseaux, les insectes, la brise et les ruisseaux semblaient unir leurs voix pour célébrer la résurrection de la nature.

La paix qui régnait enfin dans notre pays et le retour des beaux jours faisaient renaître l’espérance dans tous les cœurs.

Les habitants des villes et ceux des campagnes avaient repris leurs travaux respectifs avec une ardeur fébrile, voulant réparer les dommages considérables causés à l’industrie, au commerce et à l’agriculture par les soldats américains. Mais, hélas ! cette paix n’était que le calme qui précède la tempête. Les Américains se préparaient à frapper un nouveau coup pour s’emparer du Canada.

Aussi, vers la fin de mai, ils traversèrent la frontière et recommencèrent leurs attaques contre la milice canadienne.

Le lieutenant-colonel de Salaberry, resté sur la brèche, voyait sa petite armée s’accroître de jour en jour de recrues, qui lui arrivaient de toutes parts.

Jean-Charles Lormier, après avoir obtenu le