Page:Caouette - Le vieux muet ou un Héros de Châteauguay, 1901.djvu/42

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Après avoir vidé une larme de vin, notre héros veut se retirer, mais les convives, et surtout les dames, le supplient avec tant d’insistance de rester, qu’il se rend à leurs prières.

Il décline l’offre de danser, mais accepte celle de faire la partie de whist avec les doyens de la société.

La présence du colosse et du chien, qui, semblable à une sentinelle, se tenait sur le seuil de la porte, rassura tout à fait les gens des noces, qui se remirent à danser avec plus d’entrain que jamais !

Le lecteur est certainement curieux de savoir quel heureux hasard avait conduit le vieux muet, ce soir-là, chez « Paschal ». Nous allons satisfaire sa légitime curiosité.

Ainsi que nous l’avons dit plus haut, le temps était serein et la lune brillait au ciel comme un vaste ostensoir.

La marée était basse, et le vieillard venait de tendre ses filets.

En revenant à sa cabane, il crut entendre, dans le lointain, des flots d’harmonie que la brise lui apportait. Il prêta l’oreille, et perçut distinctement les sons de la clarinette et du violon.