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MARQUISE DE LAMBERT

(1647-1733)


Née en 1647, morte le 12 juillet 1733, Anne-Thérèse de Marguenat de Courcelles, marquise de Lambert, était la fille d’un maître ordinaire en la Chambre des Comptes qui mourut alors que sa fille n’avait que trois ans. Restée veuve après vingt ans de mariage, elle conserva son bien à force de ténacité, malgré de longs et ennuyeux procès, où toute sa fortune était en jeu. C’est alors qu’elle établit à Paris une maison qui devint le rendez-vous de tous les gens du grand monde « la seule, dit Fontenelle, à un petit nombre d’exceptions près, qui se fût préservée de la maladie épidémique du jeu ; la seule où l’on se trouvât pour se parler raisonnablement les uns les autres, et même avec esprit, selon l’occasion ».

La marquise de Lambert ne destinait pas à la publicité les ouvrages qu’elle écrivait. On les imprima et elle se crut déshonorée, dit-on. Outre les Avis à son fils, les avis d’une mère à sa fille, et les œuvres citées ci-dessous[1], on a d’elle des Discours, des Portraits et une nouvelle intitulée la Femme ermite.

« Tous les écrits que renferment les œuvres de Mme de Lambert sont remarquables par la pureté du style et de la morale, l’élévation des sentimants, la finesse des observations et des idées et, comme dit Fontenelle, par le ton aimable de vertu qui y règne partout. » (Auger.)

  1. Traité de l’amitié, Traité de la vieillesse, Réflexions sur les femmes, sur le goût, sur les richesses (Amsterdam, 1732, in-12) Réflexion nouvelles sur les femmes, Paris, 1737, in-12.