Page:Carmontelle - Proverbes dramatiques, Tome 4.djvu/70

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donne ; & si vous me laissiez lire dans votre cœur…


La MARQUISE.

Vous y verriez que la confiance n’y peut plus renaître. Lorsque l’amour le plus tendre s’est vu tromper une fois, l’espoir de la constance dans les hommes, est perdu sans retour.


Le BARON.

Mais, vous aimez encore le Comte.


La MARQUISE.

Je l’aimerois, qu’il n’en seroit pas plus heureux.


Le BARON.

Consentez du moins à le voir.


La MARQUISE.

S’il étoit à Paris, je m’en éloignerois dans l’instant.



Scène IV.

La MARQUISE, Le COMTE, Le BARON.



Le COMTE, sortant du Cabinet, & se jettant aux genoux de la Marquise.

Non, Madame, c’est moi qui vais m’en