Page:Carnet de guerre d'Emile Chollet.pdf/81

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Ils se sont installés à Obstrina et nous avons été cantonnés avec eux, puis hier nous avons déménagé pour la seconde fois pour venir ici entre RaRovvo et Obstrina, où nous sommes très très bien. J’ai fait creuser ma guitoune par des civils c’est épatant — Et puis maintenant je fais popote avec l’adjudant xxxxxxx je mangerai donc beaucoup mieux. —

Le coin est charmant, ça forme un [illisible]. xxxxxxx xxxxxxx la rivière coule près de nous avec un petit bruit de source, et à partir de 10h du matin, nous sommes à l’ombre, voyez si nous sommes bien !… Je ne souhaite qu’une chose, rester ici xxxxxxx longtemps


13-14 Septembre 1917 — La pluie s’est mise à tomber — eh ! bien c’est très ennuyeux, et que c’est triste et on a tort de la réclamer — je mouille dans ma guitoune — Quel malheur. Voila la saison des pluies. Et si encore c’étaient des petites pluies ! Avant-hier soir nous avons fait danser et chanter les civils c’est très [illisible]

D’abord ils jouent un jeu ressemblant assez au « furet » de chez nous.

Ils se sont mis en rond les jeunes comme les vieux et sans les filles au centre où se trouve un homme, ils font passer sous les genoux, un [illisible] ou un mouchoir auxquels ils ont fait des nœuds, celui du milieu part avec ses mains chercher où se trouve le mouchoir s’il le trouve, celui qui le possède prend sa place au centre. — mais le temps qu’il cherche d’un côté, xxxxxxx et que le possesseur sort de l’autre, celui-ci lui tape un grand coup de mouchoir dans le dos. — et ce que tous xxxxxxx ces gens sont heureux !