Page:Carnet de guerre n° 3 d'Alexandre Poutrain.pdf/55

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en partie, nous établissons au dessus de l’eau un cadre en bois, dont les extrémités, taillées en biseau, reposent sur les parois de la citerne. Nous descendons dans l’eau notre plus belle vaisselle et celle de mes sœurs, les verres en cristal. Nous plaçons des traverses sur le bâti, puis des fagots bien serrés, et nous démolissons la citerne tout comme les soldats.

Nous possédions encore au grenier (où les allemands ne sont jamais monté, parce qu’ils n’avaient pas l’escalier sous les yeux,) nos meu sièges du salon, les chaises de la grande salle et en plus une centaine de chaises et de sièges à des habitants. Les fonds et les dossiers en cuir furent lacérés, les montures en bois furent brisées. Nous ne faisions pas des journées de 8 heures.


De leur côté, les allemands travaillent activement.

Ils font des trous pour placer des mines au pourtour intérieur du clocher.