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MES VACANCES AU CONGO

officielle, infiniment plus calme et élégante. Depuis 1910, c’est à Prétoria qu’est installé le pouvoir exécutif de l’Union, tandis que le Parlement siège à Cape-Town et la Cour Suprême à Bloemfontein. Le palais du gouvernement, entouré d’immenses terrasses fleuries d’orangers et de bougainvilléas, domine un admirable panorama, dont les lignes ondulées et l’atmosphère légère ont quelque chose de florentin.

Les deux villes possèdent, l’une et l’autre, des institutions du plus vif intérêt. Il faut mettre hors de pair l’Institut des recherches médicales qui fonctionne à Johannesburg et où des savants de grand mérite étudient tout ce qui concerne les maladies humaines, et l’Institut vétérinaire, aux environs de Prétoria, où les méthodes expérimentales sont pratiquées avec un rare talent, sous la direction de sir Arnold Tyler. C’est de cet institut que sont envoyées, à la première demande, des consultations à tous les fermiers et éleveurs de l’Union. C’est là que sont préparés les sérums et les vaccins destinés à lutter contre toutes les maladies du bétail, dont plusieurs sont aujourd’hui définitivement terrassées.

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Pourquoi ne noterai-je pas aussi le plaisir que j’ai éprouvé à constater le bon renom qui entoure ici nos savants belges, avec lesquels les autorités scientifiques du Sud-Afrique souhaitent être de plus en plus en rapport ? Notre pays a, d’ailleurs, la bonne chance de posséder à Prétoria, en qualité de consul honoraire, un oculiste réputé, le docteur Heymans, arrivé ici de Malines il y a une trentaine d’années, afin de soigner le vieux président Kruger, dont il fut l’ami