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sier, p. 42. — De la Chausse, p. 55, pl. 137. — Passeri, Thes. gemm. astrif., I, pl. 189 à 195. — Matter, Hist. du gnost., atlas, p. 29, pl. I F, fig. 5 ; p. 69 à 86, pl. V, fig. 1 à 2 ; pl. VI, fig. 1 à 8 ; pl. VII, fig. 1 à 3. — Chabouillet, Cat. du cab. imp., n° 2174. Et pour le revers : Gorlée, Dact., Il, 398, 401. — Montfaucon, Ant. expi., supplément, II, pl. 55, fig. 3. — Mariette, I, pl. 68. — De Caylus, Rec. d’ant., IV, pl. 80, fig. 3. — Matter, Hist. du gnost., atlas, pl. IX, fig. 3.

C’est encore une pierre à figure panthée qu’il faut reporter aux ophites ou adorateurs du serpent. Suivant Pausanias, Descv. de l’Elide, le coq était un oiseau consacré au Soleil, parce qu’il annonce par son chant le retour de cet astre. Apollodore, Bibliothec., lib. I, dépeint Typhon, dont les jambes se terminaient en vipères développant d’immenses spirales. Les poètes latins nous représentent également ainsi les Titans attaquant les dieux de l’Olympe, Pro cruribus angues (Ovid., Fast., v. 37). — Serpentipedesque gigantas (id., Trist., IV, eleg. 17, v. 17). Tertullien, dans son Apologétique, ne pouvait manquer de signaler ces divinités à double forme adorées en Égypte, dont la tête était celle d’un lion ou d’un chien, et dont les jambes se terminaient en serpent. Au revers de cette pierre, on voit gravée la représentation d’Hécale :

  • Tergetninamque Hecaten, tria virginis (n’a Dianœ. »

(Virg., Æneid., lib. IV.)

Mais ces représentations monstrueuses de déesses multiples, à trois têtes et à six bras, n’étaient point dans le goût des allégories grecques et romaines ; elles étaient empruntées aux mystères de l’Inde ou de l’Égyple. C’était Isis ou la Lune considérée comme présidant, sous ces trois formes, au ciel, à la terre et aux enfers ; mais c’était plus particulièrement une divinité infernale habitant les signes inférieurs. Si on la voit ici au revers i’Iaô aux pieds de serpent, c’est qu’elle est elle-même, suivant Lucien, une divinité anguipède. Si, en eflet, le Soleil d’hiver s’enfonçant dans les ténèbres s’unit à la constellation du Serpentaire, il en est de même à son tour de la Lune. Aussi regardait-on Hécate et Sérapis comme les premiers d’entre les mauvais génies, et les Ophites, de même que les Manichéens, adorateurs du mauvais principe, devaient leur adresser leurs hommages réunis. Comme puissance ténébreuse, Hécate était la déesse de la magie. Les sorcières de l’antiquité savaient faire descendre la Lune dans leur cercle magique pour répondre à leurs conjurations (Virg., Bucol., eclog. VIU ;

— Horat., Epod., V, 45 ; — Tibull., lib. I, eleg. III ; — Propert, lib. II, v. 869 ; IV, 393). Si la triple hécale indiquait des plantes médicinales pour la guérison, elle procurait aussi les herbes vénéneuses qui servaient