Page:Cavalin - Considérations hygiéniques et médicales sur le transport par mer des animaux domestiques.djvu/45

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
Book important2.svg Les corrections sont expliquées en page de discussion

les symptômes que nous venons de citer, se couche, son appétit est presque nul, et si la maladie dure un peu de temps, elle cesse complétement de manger et peut mourir.

Traitement. — Diète, forte saignée, entourer le sabot avec des étoupes qu’on tient constamment imbibées d’eau froide ; administrer un purgatif[1] ou des lavements salins[2]. Par ces moyens en quelques jours on obtient généralement la guérison.


Œdème.


La station permanente est aussi la cause de cette affection. L’œdème est une sorte de tumeur diffuse, ordinairement indolente, sans chaleur ni tension ; quand on y appuie les doigts elle en conserve l’empreinte pendant quelques instants. L’œdème affecte particulièrement les parties déclives, le ventre, le fourreau, les membres.

Traitement. — Quelqu’en soit le siége, il est toujours bon de donner à l’animal 25 à 30 grammes de sel de nitre par jour en électuaire ou dans les barbottages, d’augmenter un peu la ration de grain et de diminuer

  1. Comme purgatif on emploie le sulfate de soude à la dose de 500 à 1.000 grammes par animal ; on le donne dissous dans l’eau ou en électuaire, c’est-à-dire additionné de poudre de réglisse, 32 grammes, et incorporé à une quantité suffisante de miel.
  2. Si on préfère administrer des lavements, on se sert encore du sulfate de soude à la dose de 250 à 300 grammes, pour quatre lavements par jour.