Page:Cazenave - De l'hydrothérapie en vétérinaire.djvu/18

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suite la partie sur laquelle a lieu l’application perd de son volume, de sa couleur, de sa chaleur. Quelque longue que soit cette application ; elle n’est jamais assez considérable pour arrêter la circulation capillaire et flétrir les tissus. C’est donc à tort que Poisseuille a dit : « La circulation du sang dans les capillaires tend à diminuer et finit par s’arrêter dans les points soumis incessamment à une température de 0,1, 2....6° »

Cependant une application trop prolongée pourrait devenir ; mortelle en refoulant le sang vers les viscères et en y déterminant une congestion.

Par l’emploi de l’eau froide la sensibilité des papilles nerveuses sous-épidermiques, s’émousse considérablement. Ce qui est d’un très grand secours au chirurgien lorsqu’il doit pratique une opération très douloureuse.

Dès que l’application de l’eau cesse, il se produit une réaction d’autant plus forte que l’eau était plus froide et qu’elle a frappé les tissus avec plus de force. Le sang reflue avec violence vers les capillaires qui se gonflent ; la peau acquiert une teinte rouge et augmente considérablement de chaleur. La respiration est plus ample, le pouls plus précipité. Cette réaction est d’ailleurs soumise à une foule de circonstances ; elle est variable suivant l’âge et le tempérament du sujet, suivant les circonstances physiologiques dans lesquelles il se trouve ; il n’est pas jusqu’à la température de l’atmosphère qui puisse influer sur son intensité.