Page:Censorinus - Le Jour natal, trad Mangeart, 1843.djvu/76

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de L. Mummius Achaïcus ; au contraire, d'après les commentaires des quindécemvirs, ils sont indiqués sous l'année 628, consulat de M. Émilius Lepidus et de L. Aurelius Orestès. Les cinquièmes jeux furent célébrés par César Auguste et par Agrippa, l'an 737, sous le consulat de C. Furnius et de C. Junius Silanus. Les sixièmes le furent par Tib. Claudius César, sous son quatrième consulat et sous le troisième de L. Vitellius, l'an de Rome 800. Les septièmes le furent par Domitien, sous son quatorzième consulat et sous celui de L. Minucius Rufus, en l'an 841. Les huitièmes furent célébrés par les empereurs Septimius et M. Aurelius Antoninus, sous le consulat de Cilon et de Libon, l'an de Rome 957. D'où l'on peut voir que ce n'est ni tous les cent ans, ni tous les cent dix ans, que ces jeux devaient être célébrés. Et quand bien même on aurait observé dans le passé l'une ou l'autre de ces périodes de temps, cela ne suffirait point toutefois pour qu'on se crût en droit d'affirmer que toujours les jeux Séculaires distinguassent la fin d'un siècle ; d'autant plus que, de la fondation de Rome jusqu'à l'expulsion des rois, il s'est écoulé deux cent quarante-quatre années, et qu'aucun auteur ne nous apprend que ces jeux aient eu lieu dans cet intervalle, qui, sans contredit, est plus long qu'un siècle naturel. Que si, trompé par la seule étymologie du mot, quelqu'un pensait que les siècles se distinguaient par les jeux Séculaires, qu'il sache que ces jeux peuvent avoir été nommés ainsi, parce que généralement chaque homme les voit célébrer une fois dans sa vie. C'est ainsi que, dans le langage habituel, on dit de beaucoup d'autres choses qui n'ont lieu que rarement, qu'on ne les voit qu'une fois dans un siècle.

Mais si nos ancêtres n'étaient point fixés sur le nombre d'années qui compose un siècle naturel, ils l'étaient sur la durée du siècle civil, qui, suivant eux, se composait de cent ans révolus ; témoin Pison, dans la septième annale duquel