Page:Chénier - Œuvres poétiques, édition Moland, 1889, volume 1.djvu/19

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


de London, Coveat-Garden, Hood’s tavern, vendredi, 3 avril 1789, à 7 heures du soir, figure dans les œuvres en prose.

Une épître en vers italiens du poète Alfieri à la date du 29 avril 1789 montre quel cas il faisait du talent de Chénier. Un autre témoignage des relations étroites qui existaient entre le tragique italien et le poète français, c’est la lettre écrite à ce dernier par la comtesse Alfieri, à la date du 5 mai 1790[1].

André Chénier revint bien peu de temps après à Paris, puisque l’Avis aux Français, son premier écrit politique, est daté de Passy, le 24 août 1790.

On ne peut négliger de signaler, parmi les documents qui nous restent de ce séjour en Angleterre, des vers grecs sur de belles Anglaises, qui prouvent que les distractions que prenait Chénier dans la nébuleuse Albion n’étaient pas toutes platoniques. Il s’agit de dessins faits d’après nature, car André Chénier cultivait le dessin avec quelque succès.

M. de La Lucerne, dont la santé était fort altérée, ayant été remplacé, André Chénier, qui, du reste, pendant sa mission, avait fait plus d’un voyage en France, revint définitivement à Paris, où les événements se précipitaient. Il demeura chez son père, qui habitait alors une maison de la rue du Sentier, et se fit inscrire à la section de la Fontaine Montmorency, qui devint successivement la section de la Fontaine Montmartre, la section de Molière et de La Fontaine, et enfin la section de Brutus.

  1. Et non 1791, rectification due à M. Becq de Fouquières.