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APPLIQUÉE À L’AGRICULTURE.

On dit chaque jour que le fumier de litière, outre sa vertu nutritive, a encore l’avantage d’ameublir les terres fortes et de les rendre plus perméables à l’air et à l’eau. Je ne disconviens pas de cette vérité, j’avouerai même que cette propriété est due presque entièrement à la paille qui y est mêlée ; mais cet effet serait le même si les pailles étaient enterrées sur place.

Outre la propriété qu’ont les fumiers de servir d’aliment à la plante, ils en possèdent d’autres qui ajoutent à leur vertu fertilisante.

Le fumier, tel qu’on l’emploie, n’est jamais assez décomposé pour qu’il ne continue pas à fermenter, et, dès ce moment, il entretient dans le sol un degré de chaleur humide qui favorise la végétation, et garantit le végétal du mal que lui occasionneraient les passages brusques qu’éprouve trop souvent la température atmosphérique.

Le fumier qui n’a pas le contact de l’air se dessèche difficilement, par rapport aux sucs visqueux qu’il contient : de sorte qu’il entretient l’humidité dans les racines des plantes,