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APPLIQUÉE À L’AGRICULTURE.

les forme en établissant l’une sur l’autre des couches de diverses natures d’engrais, et en observant de corriger les vices de l’un par les qualités de l’autre, de manière à donner au mélange les propriétés convenables au terrain qu’on veut engraisser.

S’agit-il, par exemple, de former un compost pour une terre argileuse et compacte, on fait une première couche de plâtras, de gravois, ou de mortier de démolition ; on la recouvre de fumier de litière de mouton ou de cheval ; on compose la troisième avec les balayures des cours, des chemins et des granges, la marne maigre, sèche et calcaire, le limon que déposent les rivières, les matières fécales qu’on a ramassées dans la ferme, les débris de foin ou de paille, etc., et celle-ci est à son tour recouverte d’une couche du même fumier que la première. La fermentation s’établit d’abord dans les couches de fumier ; le jus qui en découle se mêle avec les matières qui composent les autres couches ; et lorsqu’on reconnaît, aux signes que j’ai déjà indiqués, que la décomposition est suffisamment avancée, on démonte les couches et