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CHIMIE

était le plus fertile, et que du moment qu’elles l’avaient épuisé elles se portaient ailleurs. Mais lorsque les propriétés ont été marquées et garanties, chaque cultivateur a dû monter et organiser son exploitation toujours proportionnellement à la consommation, de sorte qu’il a pu lui suffire de cultiver le quart ou le tiers de l’étendue de son terrain et de laisser le reste en friche.

Les jachères ont donc été forcées. On savait certainement, d’après ce qu’on pratiquait dans les jardins qui entouraient les habitations, qu’avec des labours et des fumiers on pouvait indéfiniment perpétuer et multiplier les récoltes, mais on n’en sentait pas le besoin, puisque ce qu’on cultivait suffisait à la consommation, et que les dépenses qu’on aurait faites pour augmenter la production auraient été en pure perte.

À mesure que la population s’est accrue, on a défriché, on a étendu et perfectionné la culture, et la production s’est constamment tenue au niveau de la consommation.

Aujourd’hui les besoins de la société permettent moins les jachères qu’autrefois, aussi