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XXIV
DISCOURS

mélioration des terres qui sont en culture, il en eût infailliblement obtenu de meilleurs résultats. Ces entreprises, dans un pays où la culture des bonnes terres n’est pas à sa perfection, sont du domaine de l’intérêt privé, qui ne manque pas de les exécuter pour peu qu’il y voie des chances favorables.

L’agriculture réclame depuis longtemps une loi qui seule encouragerait les améliorations, et opérerait le défrichement des terres incultes, c’est celle qui fixerait pour toujours les contributions d’un terrain mis en culture d’une manière absolue et invariable, sans que jamais on pût les élever en raison de ses produits ou de la valeur qu’on lui a donnée par le travail et l’industrie. La seule crainte que l’impôt ne frappe tôt ou tard ces améliorations, suffit pour détourner les capitaux de cet emploi sacré, et les rejeter sur des opérations ou