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CHIMIE

vivent sur le domaine, avant de s’occuper de produire de l’excédant ; il disposera donc ses assolemens de manière que sa terre lui présente en tout temps une variété de récoltes, qui assurent la subsistance de tout ce qui est employé à l’exploitation.

Un agriculteur intelligent doit travailler à diminuer les transports lorsque les terres sont éloignées de l’habitation ; il donnera donc la préférence, pour celle-ci, aux récoltes en fourrages ou en racines qu’il peut faire manger sur place par ses bestiaux, et à celles qu’il a le projet d’enfouir.

Il faut encore avoir l’attention, lorsqu’on sème sur des terres légères et disposées en pente, de n’employer que des végétaux qui recouvrent le sol par leurs feuilles nombreuses, qui en lient toutes les parties par leurs racines, et le préservent à-la-fois du dégât des fortes pluies, qui l’entraînent, et de l’ardeur directe du soleil, qui le dessèche.

Pour appuyer par des exemples la solidité des principes que j’ai établis jusqu’ici, il me suffira de faire connaître les assolemens qui sont suivis avec avantage dans les pays où