Page:Chaptal - Rapport et projet de loi sur l’Instruction Publique.djvu/78

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gent même ce partage entre l’enseignement et la pratique. Il en est d’autres qui, voués par état à l’enseignement, lui consacrent tous leurs momens, et ne trouvent de ressources que dans le traitement attaché à leurs fonctions : les professeurs d’histoire naturelle, agriculture, art vétérinaire, arts mécaniques et chimiques, sont tous dans cette classe ; et il serait injuste de ne pas leur assurer un traitement qui, en écartant le pénible sentiment du besoin, conserve toutes leurs forces pour les progrès de leur art.

C’est en partant de ces principes que nous proposons d’accorder aux premiers 2,500 francs, et 5,000 francs aux derniers.

Dans le nombre des écoles spéciales dont nous proposons l’établissement, il en est deux qui sont destinées à enseigner des professions lucratives : la médecine et la législation. Ici nous n’avons pas pu croire que la nation dût fournir l’enseignement gratuit ; car, quoique les écoles consacrées à l’enseignement des arts où nous avons déclaré l’enseignement gratuit, fournissent également des moyens de subsistance, les élèves qui s’y présentent sortent presque tous de la classe la moins fortunée de la société, et les ressources de ces professions ne sauraient être