Page:Charles Perrault - Les Contes des fees, edition Giraud, 1865.djvu/109

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LA BELLE AU BOIS DORMANT


Il estoit une fois un roi et une reine qui estoient si faschez de n’avoir point d’enfans, si faschez qu’on ne sçauroit dire. Ils allerent à toutes les eaux du monde : vœux, pelerinages, menuës devotions, tout fut mis en œuvre, et rien n’y faisoit. Enfin, pourtant, la reine devint grosse, et accoucha d’une fille. On fit un beau baptesme ; on donna pour maraines à la petite princesse toutes les fées qu’on pust trouver dans le pays (