Page:Charles Perrault - Les Contes des fees, edition Giraud, 1865.djvu/225

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


mal, et cela alloit à si peu de chose, qu’il ne daignoit mettre en ligne de compte ce qu’il gagnoit de ce côté-là.

Aprés avoir fait pendant quelque temps le métier de courier, et y avoir amassé beaucoup de bien, il revint chez son pere, où il n’est pas possible d’imaginer la joye qu’on eut de le revoir. Il mit toute sa famille à son aise. Il achepta des offices de nouvelle création pour son pere et pour ses freres, et par là il les établit tous, et fit parfaitement bien sa cour en même temps.


MORALITE

On ne s’afflige point d’avoir beaucoup d’enfans
Quand ils sont tous beaux, bien faits et bien grands
Et d’un extérieur qui brille ;
Mais si l’un d’eux est foible ou ne dit mot,
On le méprise, on le l’aille, on le pille.
Quelquefois, cependant, c’est ce petit marmot
Qui fera le bonheur de toute la famille.