Page:Charnacé - Musique et Musiciens, vol2, 1874.djvu/12

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tantôt en Allemagne, maître de Chapelle du roi de Saxe, révolutionnaire et factieux en 1848, puis protégé, plus tard, d’un jeune roi auquel il doit son indépendance, M. Wagner s’est fait le chef d’une petite église, composée en grande partie d’impuissants, où on l’encense et où l’on couronne son buste au jour anniversaire de sa naissance. Il n’a pas composé le Prophète, malheureusement pour sa gloire, mais il s’est baptisé le prophète-roi de la musique de l’avenir !

M. Wagner s’étant posé dans le monde musical comme réformateur et comme novateur, il avait droit à l’examen de ses contemporains. Pour le faire, nous avons traduit quelques fragments de ses œuvres. Elles sont ici, suivies des réflexions qu’elles nous inspirent.

Si nous eussions traduit l’un des volumes de M. Wagner, pour le publier in extenso il nous eut fallu l’autorisation de l’auteur qu’il nous aurait peut-être refusée, à moins que nous ne nous fussions présenté comme son panégyriste dans une Introduction écrite pour sa glorification. Au lieu de cela nous nous contentons de prendre, ici et là, quelques fragments caractéristiques de ses tendances et de ses opinions, afin de les examiner. C’est notre droit et nous en usons sans sa permission.