Page:Charnacé - Musique et Musiciens, vol2, 1874.djvu/198

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maisons, leurs femmes et leurs enfants pour vaincre ou pour mourir en combattant contre de puissants oppresseurs, le héros arrive devant une forteresse qui doit être conquise par ses bandes novices dans l’art de la guerre, pour que l’œuvre de la délivrance sorte victorieuse de la lutte. Des revers ont produit le découragement ; de mauvaises passions, la discorde et la confusion règnent dans l’armée ; tout est perdu, si aujourd’hui même tout n’est pas gagné. Et n’est-ce pas dans cette situation extrême que les grands hommes arrivent au sommet de leur grandeur ? Le héros a consulté dans la solitude de la nuit le dieu qui s’agite en lui : il s’est retrempé dans le sentiment de l’amour de l’humanité et apparaît au crépuscule, au milieu de ses bandes, que l’action va transformer en véritables lâches ou en héros.

À sa voix puissante, le peuple se rassemble et cette voix pénètre jusqu’aux profondeurs des âmes qui, maintenant, sentent aussi vivre en elles le dieu. Ces hommes se sentent tout à coup transportés ; leur enthousiasme gagne le héros, qui les pousse alors à l’action. Il saisit l’étendard et se dirige vers les murs redoutables de la ville, vers ces remparts redouta-