Page:Charnacé - Musique et Musiciens, vol2, 1874.djvu/322

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


le farouche cavalier s’est laissé choir : épisode burlesque que le chef d’orchestre traduit à sa façon et réalise en sa personne.

Quand on a subi pendant des années l’impression désagréable, et tout à fait indescriptible produite par ce procédé, dont l’effet est de donner un caractère trivial à un motif tout pénétré de l’élan fervent de reconnaissance et d’amour parti du cœur d’une jeune fille, et qu’après cela on trouve fort bien, que l’on parle, en termes pompeux, d’exécutions orchestrales, pleines, comme toujours, de sève et de vie, en annexant à ces élucubrations ses propres idées sur l’art musical, comme le fait notre contemporain, M. Lobe, le lyrique vieillard, quoi d’étonnant à ce que l’on s’élève ensuite contre « les absurdités d’un idéalisme mal compris, » et qu’on oppose « à des doctrines et à des maximes insensées les vérités éternelles de l’art ? »

Comme je l’ai dit plus haut, il a été donné à un certain nombre d’amateurs viennois, sur lesquels, naturellement, j’ai eu d’abord à exercer quelque pression, d’entendre jouer d’une certaine façon cette pauvre ouverture, partout si cruel-