Page:Charrière - Trois femmes, 1798.djvu/62

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la petite Comtesse, dès que nous eumes repris le chemin du château. Pour moi, je vous avoue… M. le Baron, interrompit Mme. d’Altendorf, ne peut trouver cette jeune étrangere que comme elle est, belle, jolie et aimable. Sans doute, dit M. d’Altendorf. Qu’on soit Françoise ou Allemande, on est ce qu’on est. La beauté est toujours la beauté, et à Dieu ne plaise que je refuse, par un préjugé trop excessif pour mon pays, de trouver par-tout la beauté fort belle : il est permis, louable même, d’avoir un peu de partialité ; mais trop est trop.

Je suis entièrement de l’avis du Baron, reprit Mme. d’Altendorf. Un peu de partialité me plaît : elle est bonne, elle est nécessaire pour se trouver bien