Page:Chevalier - Madame Th Bentzon.djvu/125

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prévit dès lors, la première, la nécessité d’une étroite union entre Français et Américains. En entretenant un vif courant de sympathie d’un côté de l’Océan à l’autre, elle joua un rôle de devancière, dont on peut aujourd’hui lui savoir quelque gré.

Elle se plaisait à revenir, en causant, sur les souvenirs rapportés de ces voyages, sur les personnalités littéraires et politiques qu’elle avait rencontrées, sur les curiosités sociales, comme sa visite à la communauté des Shakers[1]. Elle s’amusait à mettre aux prises, dans une spirituelle nouvelle[2], une jeune Américaine et un journaliste parisien, se méprenant mutuellement sur leurs caractères. Avec sa délicatesse scrupuleuse, elle écrit : « Il y a beaucoup d’observation, de choses vues de près,

  1. Choses et gens d’Amérique.
  2. Malentendus