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A. CHEVALLIER.

cées, fut proposé : plusieurs fabricants allemands et hollandais, manquant, en 1772, de chicorée, préparèrent du café avec les fèves, les haricots et avec des semences de rubiacées.

1785. — Le café de riz, d’orge, d’amandes et de sucre fut vendu par Frenchard sous le nom de Café de santé.

1789. — Le café de sarrasin, Polygonum tartaricum moreschi, fut proposé par le docteur Romain qui présenta les semences de sarrasin comme pouvant remplacer le café.

1795. — Le café de seigle fut indiqué dans la Feuille du cultivateur. Ce café était préparé avec de la semence de bonne qualité et bien triée.

1795 et 1799. — Le café de glands fut proposé : le Publiciste de Saint-Pétersbourg annonça que l’Académie des sciences avait trouvé un succédané du café ; ce succédané n’était que le gland moulu, torréfié, puis enrobé avec le beurre pendant la torréfaction.

1800. — Le café de genêt fut recommandé. M. Duchesne a fait connaître dans le Dictionnaire de l’industrie, la préparation de ce café avec le genêt commun torréfié et moulu.

1808. — Café de glands. M. Legras (de Bruxelles) prit un brevet pour la préparation d’un café avec les glands privés de leur enveloppe, macérés pendant plusieurs jours, séchés puis torréfiés ; il faisait entrer dans ce café de la poudre de racine de fougère, du girofle, de l’essence de térébenthine, de la mélasse, de la feuille de menthe pulvérisée.

1810. — M. Legrand fit breveter un café de marron dans lequel il entrait des marrons, de la carotte rouge, des roses de Provins, de la racine d’angélique, des fleurs de marjolaine, des écorces d’oranges amères. Ce café ressemblait plutôt à un médicament qu’à du café.

1811. — Guyton de Morveau présenta à la Société d’encouragement un café préparé avec les semences du glaïeul jaune des marais, Iris pseudo-acorus.

Ce savant, d’accord avec M. Skrimhire, savant anglais, disait que de tous les succédanés du café, cette préparation était la plus agréable.

1812. — M. Cal prit un brevet pour la préparation d’un café avec 2 kilogrammes de blé torréfié et moulu, additionné de 1 kilogramme de mélasse ou de sirop de raisin.

1812. — Un chimiste nommé Lampadius proposa comme succédané du café un mélange composé de châtaignes, de betteraves et d’olives[1].

1813. — François de Neufchâteau, fit un café avec de la bette-

  1. On trouve les procédés de fabrication de tous ces cafés dans le Moniteur des hôpitaux, 1853.