Page:Chevreul - De la baguette divinatoire, 1854.djvu/190

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ment des tables à un fluide impondérable obéissant à une volonté d’homme, un physicien d’Italie a imaginé un appareil composé d’un anneau métallique qu’il jugeait de nature à conduire le fluide supposé dans une table entourée de l’anneau et y communiquant. Il n’y a pas eu le moindre mouvement, les mains étant apposées sur l’anneau.

L’illustre M. Faraday n’a pas été plus heureux lorsqu’il s’est agi de rechercher s’il y avait manifestation d’électricité ou de magnétisme. Il a fait dépendre le mouvement d’une suite d’impulsions qui se distribuaient dans toute la masse de la table, de manière qu’il arrivait un moment où leur somme, en en surmontant l’inertie, la mettait en mouvement.


§ II. — Des tables frappantes ou parlantes.

182.Il est clair, parce que je viens de dire des tables tournantes, qu’elles se sont présentées à mon examen comme des objets d’étude qui ne sortaient pas de mes recherches habituelles, surtout après l’application faite à leur mouvement par d’autres que par moi, démon explication du mouvement du pendule explorateur ; c’est plus tard que j’ai entendu parler des merveilles de leur intelligence. Un examen critique des écrits dont elles ont été l’objet, correspondant à celui que j’ai fait précédemment d’écrits concernant la baguette et le pendule explorateur, serait impossible ; car, les premiers n’étant pas spéciaux comme les seconds, je serais entraîné dans des discussions tout à fait en dehors du cadre de cet ouvrage. C’est ce que le lecteur verra par le résumé succinct que je