Page:Chivot et Duru, Les Braconniers.djvu/40

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



BIBÈS.

Oui, monsieur le vicomte… (Tout en s’en allant.) Tiens ! tiens !… s’il allait en devenir amoureux ?… Ce serait drôle !

Il s’éloigne, et Gabastou rentre dans l’auberge.


Scène XI

BIBLETTA, ÉLÉONORE.



BIBLETTA, qui a posé le broc et les verres sur la table.

Monseigneur soif ?… Monseigneur veut-il se rafraîchir ?… Voici de notre meilleur vin pour monseigneur…

Elle lui offre à boire.


ÉLÉONORE, la regardant toujours.

Merci… Je n’ai soif… que de vous voir… que de vous contempler…


BIBLETTA.

Vous êtes bien honnête, monseigneur, allez… allez… faut pas vous gêner.


ÉLÉONORE.

Bibletta, plus je vous regarde, plus je me dis que vous êtes la femme de mes rêves, la femme que je cherchais… Bibletta, je sens que je vais vous aimer énormément.


BIBLETTA, à part.

Ah bah ! le fils du gouverneur !… C’est amusant !


ÉLÉONORE.

Bibletta, je suis un garçon… naïf, écoutez les premiers bégaiements d’un cœur qui s’éveille.