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CHRISTIAN FREDERIKS DAGBOK 1814.

1814 Jan. 16

Aujourd’hui l’époque la plus critique pour la Norwegue commença ou pour mieux dire nous aprimes à connaître la situation critique dans laquelle le Dannemarc se trouve, nous contemplons l’abime dans lequel ce Royaume est plongé et qui menace de nous y entraîner également —

Des Depeches de Sa Maiesté de Copenh du 1 Janvier mandent que T Ultimatum donne par Mons. de Rosenkranz a l’Envoyé d’Autriche est qu’on se fie entièrement à cette cour, qu’on cède le Bailliage de Drontheim mais non pas les autres Diocèses avant’que l’indemnité pour le Dannemarc soit fixée et quon est prêt à donné 10000 hommes auxiliaires moyennant des subsides fixées d’avance. Le General Tavast pouvait être renvoyé sans réponse.

On avait l’intention de concentrer ses forces en Fionie d’y aller personnellement.

Le Prince Royal demande impérieusement toute la Norwège et vise a ce que l’on prétend vers les trois couronnes. Un Ordre du Roi datu Hindsgavl le 5 porte le changement que le General Krogh qui commande à Drontheim, viellard très respectable et chéri du Roi, doit être remplacé par le Lieutenant General Comte de Schmettau mais dailleurs aucune nouvelle ou ordre ne me fut envoyé. Des lettres particuliers très avérés dat. Middelfart le 7 et Aalbourg le 9 Janv portent la nouvelle que l’armistice étant écoulé l’ennemi avance et que des partisans pillent déjà le long de la côte d’ouest de la Jutlande, que le gros de l’Armée danoise à passe le petit belt de la Jutlande en Fionie et que ce n’est qu’un tro petit corps de troupes laissé dans la position de Colding. Tous les vaisseaux chargés de provisions pour la Norwege cherchent un asyle dans l’Isle de Samsøe prêt à faire voile de la pour la Norwège ; le 12 plusieurs batimens de Fladstrand sont arrivés en bon port içi. La suite indubitable de tout çeci est que la Norwege ne peut plus s’attendre a recevoir des provisions, ni de la Jutlande envahie ni des Isles ou une capitale et une nombreuse armée demandent de quoi subsister. — Quand on prétend sous de tels auspices que l’Armée de Norwegue doit agir offensivement contre la Suede (et telle est l’ordre expresse du Roi du 28 Decbr.) c’est donc demander de risquer le tout pour le tout les derniers provisions les forces d’un état qui a deja si cruellement soufert et qui ne peut se soutenir