Page:Christophe Colomb - histoire de sa vie et de ses voyages - Tome I (1856).djvu/84

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rant leur cours, laissent voir qu’il était Génois. Il n’est plus permis de douter de ce fait, devenu patent et irrécusable, tant sont nombreux et concluants les divers ordres de témoignages sur lesquels il repose.

Les amis de Christophe Colomb : le curé de Los Palacios, l’évêque d’Hispaniola, Alessandro Géraldini, ses contemporains ou compatriotes Agostino Giustiniani, évêque deNebbio, en Corse ;Bartholomeo Senarega, Antonio Gallo, Uberto Foglietta, plus tard Casoni, tous de Gênes et historiens de leur patrie; Giovanni Battista Ramusio, Girolamo Benzoni, Giulio Salinero, Tiraboschi, Luigi Bossi, Spotorno, etc.; les historiographes d’Espagne : Herrera, dont l’exactitude est si reconnue ; Munoz, dont l’érudition est si judicieuse, même l’historien portugais Joam de Barros, qu’on peut dire l’ennemi posthume de Colomb, s’accordent à le déclarer de Gènes. A ces attestations il suffirait de joindre celle du vieux Dominique Colomb, père de l’Amiral, qui, dans quatre actes authentiques, passés à Savone, entre l’année 1470 et l’année 1491, se dit lui-même de Gênes1. Nous pourrions aussi rapporter le contrat d’apprentissage, reçu à Savone par le notaire Ansaldo Basso, le 10 septembre 1484, dans lequel Giacomo, le plus jeune frère de Christophe, était déclaré citoyen de Gênes, bien qu’il habitât Savone depuis sa tendre enfance2, si nous ne voulions , pour dissiper tout scrupule en cette question , produire un dernier témoignage,

1. Acte du 12 février 1473, par-devant M e Thomas del Zocco. — Acte du 4 juin 1473, par-devant M e Pietro Corsaro. — Acte du 17 août 1484, par-devant M e Ansaldo Basso. — Acte du 17 novembre 1491, par-devant le même.

2. Anno Domini mccccdlxxxiv, die decimo septembris, « Jacobus de Colombo, Dominici civis Januœ, sponte et dédit et locavit se, pro famulo et discipulo cum Luchino Cadamartori prœsenti, et per menses vigintiduos ad addiscendum,etc. — Ansaldo Basso, notaro in Savona.