Page:Clément - La Revanche des communeux.djvu/171

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J’ai donc bien le droit de soutenir que les braves gens étaient à la Commune et les scélérats à Versailles.

Et, quand je songe à toutes les trahisons dont nous avons été les victimes, au grand nombre de mouchards et de traîtres que nous avons tenus et si maladroitement laissé échapper, je reconnais que les révolutionnaires de Montmartre avaient cent fois raison quand ils nous disaient :

— Allons donc ! Parlons moins de fusiller et fusillons davantage.


XIX
LES OTAGES


En révolution, les emportements sont tout aussi funestes que la trop grande modération. J’en vais citer un exemple :

Sous le coup des rudes émotions de la sortie malheureuse du 3 avril, indignés des procédés barbares des Versaillais à l’égard des prisonniers ; furieux de ne pouvoir atteindre directement Thiers et ses complices, le 6 avril, la Commune faisait afficher dans Paris un avis où il était dit que les bandits de Versailles égorgeaient les prisonniers ; que le gouvernement de Thiers, se mettant en dehors des lois de la guerre et de l’humanité, force nous serait d’user de représailles ; que si nos ennemis