Page:Clément - La Revanche des communeux.djvu/86

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Pour n’en citer qu’un, voici ce que dit M. Augustin Thierry :

« Cet échevin du quatorzième siècle a, par une anticipation étrange, voulu et tenté des choses qui semblent n’appartenir qu’aux révolutions les plus modernes.

« À une fougue de tribun qui ne recule pas devant le meurtre, il joignit l’esprit organisateur. Il laissa dans la grande cité qu’il avait gouvernée d’une façon avidement absolue, des institutions fortes, de grands ouvrages et un nom que deux siècles après lui, ses descendants portaient avec orgueil comme un titre de noblesse. »

On ne pouvait pas faire une plus belle apologie de l’ordonnateur des massacres des trois maréchaux. N’en déplaise aux enquêteurs et à bien d’autres, telle est aussi l’opinion que les générations futures auront des révolutionnaires obscurs qui, en assumant la responsabilité de l’exécution des généraux Clément Thomas et Lecomte, ont empêché que la journée du 18 Mars se terminât aussi piteusement que les journées du 4 Septembre, du 31 Octobre et du 22 Janvier.


IX
LES FORCENÉS DE L’ORDRE


Il y avait à peine quatre jours que le gouvernement des fuyards avait ordonné l’assaut des Buttes et fait tuer de bons citoyens, que voilà les réac-