Page:Clausewitz - Théorie de la grande guerre, III.djvu/12

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cette importance décroit, et l’on comprend bien que, au contraire de celles du défenseur qui en arrivent parfois à jouer le rôle principal, les places fortes de l’attaquant ne peuvent jamais exercer une grande influence sur les opérations militaires.

Quant à la coopération de la nation à l’action de l’attaque, on ne peut se la représenter que dans le cas très rare où les habitants sont hostiles à leur propre gouvernement et appellent de leurs vœux l’invasion pour faire cause commune avec elle.

Enfin l’envahisseur peut aussi avoir des alliés, mais, au contraire de la défense pour laquelle, par des raisons que nous avons développées au livre de la défensive, les alliances sont d’ordre naturel et basées sur des intérêts généraux, les alliances de l’attaque ne sont jamais que le résultat de rapports fortuits et d’intérêts particuliers.

On voit donc que si l’on peut compter les forteresses, le soulèvement des populations et les alliances au nombre des moyens de résistance naturels de la défense, on ne le saurait faire pour l’attaque, et que celle-ci ne dispose que très rarement et presque toujours accidentellement de ces moyens.