Page:Clausewitz - Théorie de la grande guerre, III.djvu/128

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CHAPITRE III. B.

DE LA GRANDEUR DU BUT ET DES EFFORTS.


La contrainte qu’il nous faut imposer à l’adversaire dépend à la fois de nos prétentions politiques et des siennes. Quand ces prétentions sont connues de part et d’autre, des deux côtés la somme des efforts à produire est égale. Mais il n’en est pas toujours ainsi et cela peut être la première cause de la différence des moyens auxquels les deux adversaires ont recours.

La seconde cause peut provenir de l’inégalité de la situation et des rapports des États opposés, et la troisième de ce que les gouvernements n’ont pas le même caractère, les mêmes aptitudes et la même force de volonté.

Ces considérations apportent de l’incertitude dans le calcul de la résistance que l’on rencontrera et, par suite, dans la détermination des moyens à employer et du but à poursuivre.

Cependant, comme à la guerre les efforts insuffisants ne conduisent pas seulement à des résultats négatifs mais bien aussi à des dommages positifs, les adversaires sont portés à se surpasser l’un l’autre, ce qui les pourrait mener à la limite extrême des efforts si les exigences