Page:Clausewitz - Théorie de la grande guerre, III.djvu/6

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CHAPITRE PREMIER.

L’ATTAQUE DANS SES RAPPORTS AVEC LA DÉFENSE.


Lorsque deux idées forment des contrastes logiques, elles se pénètrent et l’étude de l’une fait à priori ressortir les principes de l’autre, de sorte que, bien qu’en raison de l’imperfection de notre esprit nous ne puissions les embrasser toutes deux du même coup-d’œil ni retrouver, par le seul fait du contraste, la totalité de l’une dans la totalité de l’autre, l’étude de la première répand du moins déjà assez de lumière sur la seconde pour nous permettre d’en saisir de nombreuses parties. Nous croyons donc que, sur tous les points qu’ils touchent, les premiers chapitres du livre que nous avons consacré à la défensive font déjà suffisamment connaître la forme contraire ; mais il n’en saurait être ainsi pour la généralité des objets car nulle part nous n’avons pu épuiser le sujet, et, par suite, la où le contraste ne se rencontre pas immédiatement à la base de l’idée comme dans les premiers chapitres, il est naturel que ce que nous avons encore à dire de l’offensive ne découle pas directement de ce que nous avons déjà dit de la défensive. C’est ainsi que, tout en poursuivant ici les mêmes sujets que nous avons déjà examinés dans le livre pré-