Page:Collectif - L’Inde et son âme.djvu/373

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année.) Avec une collègue américaine, elle ouvrit l’école qui devint si importante.

Celle qui voulait aider la femme hindoue fut d’abord regardée avec méfiance ; mais elle accomplit ce qui semblait impossible et bientôt les gens autour d’elle la considérèrent comme une des leurs. Après les classes pour les enfants, elle ouvrit des classes pour les mères. Pendant les années qui suivirent, sa vie fut une vie de renonciation et de travail. Quand la peste éclata, elle organisa des-groupes de jeunes gens qui entreprirent l’assainissement de la ville et elle-même soigna les pestiférés. Quand les nouvelles de la famine au Bengale lui parvinrent, elle , voulut y aller pour porter des secours de village en village en dépit de l’inondation. Sa puissante intelligence, sa foi fervente, son dévouement lui donnèrent très vite un rôle tout à fait prépondérant, et l’on lie saurait trop parler de son influence dans le mouvement national. La Maison des Sœurs quelle avait fondée devint un lieu merveilleux de réunions. Dès 1902 Sœur Nivédita fît de nombreuses conférences à Calcutta, à Madras ; plus tard, elle limita son activité aux écrits et au contact personnel, avec ceux qui cherchaient à coopérer à la formation de la Nouvelle Inde dont elle rêvait.

Elle écrivit beaucoup ; Kali the Mother, et surtout the Web of Indian life la rendirent célèbre en Angleterre : pour la première fois une Européenne pénétrait dans le zénanah, comprenait la femme hindoue et en parlait de. façon à détruire l'idée fausse qu’on avait d’elle en Occident. Voici la liste de ses autres ouvrages :

Studies from an Eastern Home.
An Indian Study of Love and Death.