Page:Collectif - Revue canadienne, Tome 1 Vol 17, 1881.djvu/141

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plans ont été conçus d’après ses principes et exécutés avec son assistance. »

Un témoignage encore plus important est celui du comte de Haugwitz, ministre de Prusse, qui avait occupé les plus hauts grades de la Franc-maçonnerie. Dans un mémoire qu’il soumit au congrès des Souverains, à Vérone, en 1822, il raconte de quelle manière il vint à comprendre que les chefs de la secte entretenaient des desseins bien autrement ténébreux et redoutables que ceux dont on occupait le commun des adeptes. « J’acquis, dit-il, la ferme conviction que le drame commencé en 1781 et 1789, la révolution française, le régicide avec toutes ses horreurs, non-seulement y avaient été résolus alors, mais étaient le résultat des associations et des serments, etc., etc.

D’autres francs-maçons cités par le P. Deschamps ont également révélé que le meurtre du roi de Suède, Gustave III, et celui du roi Louis XVI furent résolus dans le congrès maçonnique de 1786.

Les comités secrets de la franc-maçonnerie avaient formé un club de propagande ayant pour but non seulement de consolider la révolution en France mais de l’introduire chez tous les autres peuples de l’Europe et de culbuter tous les gouvernements établis. La liste des membres ce club ainsi que de la loge des amis réunis nous fait voir les noms des principaux révolutionnaires : Siéyés, Condorcet, Mirabeau, Barnave, Pétion, les de Lameth, Boissy d’Anglas, Robespierre, l’abbé Grégoire, Chénier, Hébert, Lebon, Marat, Saint-Just, etc., etc., etc.[1]

Au témoignage de Louis Blanc, la grande majorité des Jacobins et des Cordeliers était composée de francs-maçons. Pendant les massacres de septembre les signes maçonniques servaient aux bourreaux de signes de ralliement.

Le même historien écrit encore ce qui suit :

  1. Le système de la terreur avait été conçu et organisé dans les réunions de la faction dite philantropique. Marmontel, dans ses Mémoires, nous montre de quelle manière les philosophes voulaient se servir du peuple, de cette classe déterminée qui ne voit rien pour elle à perdre au changement et croit avoir tout à gagner. Dès 1788, les ouvriers des faubourgs avaient été initiés aux loges maçonniques.