Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 001, 1835.djvu/363

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rait de même pour Mercure ; et l’on en doit conclure qu’il n’y a pas lieu à s’occuper, du moins pour la période actuelle, de l’influence de ces trois planètes sur le mouvement de la comète.

» Je profiterai de cette occasion pour vous prier, Monsieur, de vouloir bien communiquer à l’Académie le résultat suivant que j’ai obtenu en faisant subir une dernière vérification à mes calculs, dont les conclusions paraîtront dans un mémoire inséré dans la Connaissance des Tems pour cette année. J’avais jusqu’ici, comme l’a fait aussi M. Rosenberg, employé la masse de Jupiter de M. Nicolaï, savoir  ; mais les belles observations de M. Airy sur le quatrième satellite de Jupiter, confirmées par MM. Santini, Bessel, et par de nouvelles recherches de M. Airy lui-même, ne laissent plus aucun doute que la valeur de la masse de Jupiter qu’il a donnée, ne soit la véritable, et celle qu’il faudra désormais adopter. M. Bessel a aussi tout récemment légèrement altéré la masse de Saturne. En introduisant dans mes calculs des perturbations de la comète, ces deux corrections, je trouve pour l’instant du passage, le 15,5 novembre, jour compté de midi ; l’observation paraît donner le 15,9 novembre : la différence entre les résultats du calcul et de l’observation ne s’élèverait donc plus à un demi-jour.

» Si l’on s’étonnait des transitions par lesquelles j’ai passé pour arriver à ce résultat, que je regarde comme définitif, il faudrait pour être juste se rappeler que le calcul des perturbations que j’ai fait, a coïncidé avec les travaux entrepris par les astronomes pour déterminer plus exactement les masses des planètes qui ont sur la comète le plus d’influence. Il m’a donc fallu les suivre dans toutes les suppositions les plus probables, qui résultaient de leurs tentatives avant d’arriver aux valeurs qu’ils ont définitivement adoptées. Si l’on veut faire entrer de suite les corrections qui en résultent dans mes calculs, tels qu’ils ont été présentés pour la première fois à l’Académie en 1828, on trouvera, sans y rien changer, à quelques dixièmes de jour près, l’époque du passage au périhélie, telle que je l’ai fixée aujourd’hui. »

Botanique.Récolte de fruits du Ginkgo du Japon en France ; par M. Raffeneau-Delile.

Le Ginkgo est un arbre fort commun au Japon, où il acquiert la taille des plus forts noyers. Depuis quarante ans on en possède en France plusieurs pieds, mais ils étaient tous mâles. Enfin, on est par-