Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 195, 1932.djvu/1429

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tonique des petites doses, par l’absence d’action diurétique, par l’action hémolytique enfin que nous avons constaté in vivo, au cours de nos expériences, semble être dépourvu d’intérêt. Il ne paraît pas en être de même pour le glycoside insoluble qui exerce un effet cardio-tonique marqué à des doses très éloignées de la dose toxique et qui par sa constitution chimique s’apparente aux glyeosides digitaliques.


CHIMIE PHYSIOLOGIQUE. — Action de l’adrénaline sur les échanges azotés. Note [1] de MM. H. Labbé et M. Rubinstein, présentée par M. Charles Richet.

L’adrénaline, qui exerce une action sur les échanges hydrocarbonés, modifie-t-elle parallèlement la nature ou le taux des échanges azotés ? Il est plausible de penser que l’adrénaline, agissant sur le glycogène hépatique, affecte, en même temps, le métabolisme azoté dont les stades importants s’effectuent principalement dans le foie. La mise en évidence par l’un de nous (H. Labbé, Comptes rendus, 180, 16 mars 1925) de l’action de l’insuline sur le métabolisme de l’azote, autorise à supposer l’existence d’un antagonisme se manifestant ainsi entre l’adrénaline et l’insuline dans le domaine des échanges azotés. D’autre part le point est encore controversé de savoir si les protéiques interviennent, ou non, dans l’origine de l’hyperglycémie adrénalinique [2]. Par ailleurs, la gravité d’un diabète est différente suivant que les troubles du métabolisme des hydrates de carbone s’accompagnent ou non de troubles des échanges azotés. Pour l’ensemble de ces raisons, il paraît justifié de rechercher si l’on peut constater l’apparition de troubles du même ordre pendant la durée du diabète adrénalinique.

Jusqu’à présent, les auteurs se sont surtout préoccupés d’étudier le problème dans des conditions expérimentales très particulières. Par contre, il a été effectué diverses recherches concernant les modifications qualitatives de l’élimination azotée, à l’état normal, sous l’influence de l’adrénaline [3]. Les résultats publiés sont assez discordants. Seul à notre connaissance, Braier a étudié le problème quantitatif [4], mais dans des conditions très anormales (jeûne complet et prolongé). Il a trouvé une

  1. Séance du 10 décembre 1932.
  2. Macleod (Ergebnisse der Physiologie, 30, 1930, p. 409) donne la bibliographie complète.
  3. Brel, Thèse médicale de Bordeaux, 1921 ; N. Paton, Journal of Phys., 29, 1913, p. 286 ; Graham Lusk, Proc. Soc. Exper. Biol. a Med. 14, 1913, p.49.
  4. Braier, C. R. Soc. Biol. de Paris, 2, 1931, p. 493.