Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 195, 1932.djvu/9

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


essentiel, qu’une vibration qui a atteint une cellule ne s’éteint jamais complètement.

N’en est-il pas ainsi pour les phénomènes non biologiques ? Les vibrations s’amortissent sans s’anéantir. Les mers sont encore ébranlées par le sillage des vaisseaux de Cléopâtre.

VI. De fait, chacune des innombrables et complexes vibrations qui nous frappent laisse sa trace, son souvenir. Elle semble disparaître mais elle persiste. Nous sommes, tant au point de vue psychologique qu’au point de vue physiologique (humoral), une résultante, la résultante d’un lointain comme d’un récent passé. Et alors la complication est prodigieuse.


PHYSIQUE BIOLOGIQUE. — Sur une méthode d’étude des sérums d’après leur action sensibilisatrice dans la floculation de l’hydrate ferrique. Note de MM. Charles Achard, Augustin Boutaric et Fernand Morizot.

La plupart des colloïdes stables (gélatine, albumine, gomme arabique, …), introduits en très petite quantité dans une solution colloïdale instable, peuvent en augmenter la fragilité vis-à-vis de certains électrolytes. On a proposé de caractériser les divers colloïdes stables par un indice de fer qui traduirait la réduction de stabilité produite par l’addition d’une certaine quantité du colloïde vis-à-vis de la floculation de l’hydrate ferrique par le chlorure de sodium.

Nous nous sommes demandé si l’on ne pourrait pas caractériser d’une manière analogue les sérums, suivre les transformations qu’ils sont susceptibles d’éprouver sous certaines influences notamment par la chaleur, et déceler les altérations qui résultent d’états pathologiques.

Comme agent floculant nous avons utilisé l’azotate de potassium et déterminé la durée de floculation en mesurant d’une manière précise, au spectrophotomètre, le temps que met le mélange à atteindre son opacité limite.

Le mode opératoire est le suivant :

1º À 10cm3 du sol d’hydrate ferrique, on ajoute 10cm3 d’eau distillée et 10cm3 d’une solution de NO3K dont la concentration a été choisie par tâtonnement de manière à produire la floculation au bout de 60 minutes ;

2º À 10cm3 du même sol d’hydrate ferrique on ajoute 10cm3 d’une solution très diluée de sérum (obtenue en diluant 1cm3 du sérum dans 100 litres d’eau), 10cm3 de la même solution de NO3K et l’on détermine la durée t de la floculation.