Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/70

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


qu’elle ait de la grandeur d’un objet, elle ne peut l’empêcher de diminuer à ſes yeux, à meſure qu’il s’éloigne d’elle. Voici la raiſon de ce phénomene. Un objet n’eſt viſible, qu’autant que l’angle, qui détermine l’étendue de ſon image ſur la rétine, eſt d’une certaine grandeur. Je ſuppoſe qu’il doive être au moins d’une minute : mais c’eſt uniquement pour fixer nos idées ; car la choſe doit varier ſuivant les yeux.

Dans cette ſuppoſition, on conçoit aiſément, qu’un objet vu diſtinctement à une certaine diſtance, ne peut s’éloigner, qu’à chaque inſtant les angles, qui faiſoient