Page:Contes de l Ille et Vilaine.djvu/148

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planches des barrières des champs et, en arrivant chez la fille, il lui lança à la figure des morceaux de bois capables de la tuer.

Celle-ci se sauva et il ne la revit plus.

La mère de l’idiot eut toutes les peines du monde à faire comprendre à celle qu’elle voulait pour bru que son fils n’était point méchant, que c’était par timidité qu’il agissait ainsi ; qu’une fois marié, elle le façonnerait à son bada[1] comme elle voudrait.

Elle offrit un nouveau café à la fille. Ayant appris que Perrine Jambu était avare, au point d’écorcher un pou pour en avoir la peau, elle lui dit : « Votre fiancé ira dans la semaine vous faire voir son bien, et j’espère que vous serez satisfaite ! »

La bonne femme dit à son fils : — Prends ta hanne[2] qui a des pièces aux genoux, et à chaque beau champ que tu feras voir à ta future, tu frapperas sur tes genoux à l’endroit des pièces, en disant : « Cette pièce-là est à ma. » De cette façon tu ne mentiras pas, et

  1. À sa volonté.
  2. Culotte.