Page:Contes de l Ille et Vilaine.djvu/45

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Le malin renard redevint un jeune gars qui se jeta dans les bras de son père, qu’il aperçut au milieu des assistants.

— Comme tu arrives à propos, mon pauvre gars, dit le vieux, c’est la noce de ton frère aîné qu’on célèbre aujourd’hui.

On fit fête, comme bien vous pensez, à l’élève du diable, qui désormais n’avait plus rien à craindre de son maître.

(Conté par François Déhoux,
fermier à Gosné.)


LA MORT DU GÉANT GARGANTUA

Il y avait, autrefois, au bourg de Saint-Grégoire, un simple journalier qui était père de onze enfants. Sa femme avait succombé en donnant le jour au onzième.

Le pauvre homme avait beau peiner, d’un bout de l’année à l’autre, et du matin jusqu’au soir, il ne parvenait pas à rassasier toutes ces petites bouches affamées.

L’aîné des enfants, âgé de treize ans, abandonné à lui-même, était devenu un marau-