Page:Cooper - Œuvres complètes, éd Gosselin, tome 11, 1839.djvu/5

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PRÉFACE
DE LA NOUVELLE ÉDITION.




Le Bravo fut projeté pendant un séjour de courte durée à Venise, dans le printemps de 1830. Les grands, événements politiques qui se propagèrent depuis dans toute l’Europe, et qui sont probablement destinés à produire encore de grands changements, ne faisaient alors que germer ; rien n’était apparent que ces éternels principes dont la tendance est toujours vers la vérité. Cet ouvrage fut écrit principalement à Paris, ou les occasions ne manquèrent pas d’embellir le sujet, par les observations que l’auteur était journellement à même de faire sur l’égoïsme et l’ambition se jouant des espérances les plus justes des peuples, abusant de leur confiance et spéculant sur leur énergie. Il est à peine nécessaire de dire maintenant que le but de cet ouvrage est politique. Il démontre comment on mystifie les peuples, même lorsque les meilleures intentions sont d’accord avec les circonstances, et le peu de responsabilité d’un gouvernement aristocratique, où l’odieux des actes les plus vils repose sur une corporation sans âme, qui, pour répéter une idée de l’ouvrage lui-même