Page:Cooper - Œuvres complètes, éd Gosselin, tome 27, 1847.djvu/114

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— Ya ; il y afoir beaucoup de cela en Teutchland, dans mon bays. Être pas très-facile de l’expliquer en peu de mots, mais la brincipale chose est qu’un fassal doit un serfice à son seigneur. Dans les ceux temps, ce serfice était militaire, et y avoir encore quelque chose comme cela maintenant. C’être les noples qui doifent surtout le serfice féodal, dans mon bays, et ils le doifent aux rois et aux brinces.

— Et n’appelez-vous pas, en Allemagne, un service féodal l’obligation de donner la rente d’une poule ?

— Mon oncle et moi nous rîmes de bon cœur, en dépit de nos efforts ; apaisant cependant sa gaîté aussitôt qu’il le put, mon oncle répondit :

— Si le bropriétaire avait le droit de fenir prendre autant de boulets qu’il lui blaît, et aussi soufent qu’il lui blaît, alors cela ressembler à un droit féodal ; mais si le bail dit que tel nombre de boulets sera payé par an pour la rente, c’être même chose que payer tant d’archent et il bourrait être plus facile pour le tenancier de payer en boulets que de payer en monnaie. Quand un homme ne paie pas ses dettes dans l’opjet confenu, être très-intépendant.

— C’est ce qu’il me semble, je l’avoue. Cependant il y a des gens ici, et quelques-uns à Albany, qui regardent comme féodal pour un homme de porter à l’office de son propriétaire une couple de poules, et qui appellent aristocrate le propriétaire qui les reçoit.

— Mais l’homme peut enfoyer un garçon, une fille ou un nègre borter ses boulets, s’il le feut.

— Certainement ; tout ce qu’on demande, c’est que les poulets soient apportés.

Et quand le patron defoir à son tailleur ou à son pottier, ne faut-il pas aller à la poutique pour payer ?

— C’est vrai ; rappelez-moi cela, mes enfants, afin que je le dise à Josh ce soir. Oui, le plus gros propriétaire doit voir son créancier pour le payer, de même que le plus pauvre tenancier.

— Et defoir payer en un obchet particulier, en or ou en archent ?

— C’est vrai encore.

— Eh pien ! de quoi donc ces hommes se plaignent-ils ?

— D’avoir à payer une rente quelconque ; ils pensent qu’on devrait contraindre les propriétaires à vendre leurs fermes ou même