Page:Coriolis - Théorie mathématique des effets du jeu de billard, 1835.djvu/83

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Quand nous aurons parlé de l’effet du coup de queue, nous reviendrons avec plus de détails sur la construc- tion des vitesses W et w, au moyen de ces figures 6 et 7. Pour réduire en nombre quelques-unes des formu- les trouvées dans les articles précédens, j’ai fait des expériences qui ont eu pour objet de déterminer la vitesse que peut prendre la bille sous le coup de queue quand on la frappe dans la direction du centre. Avant fait frapper horizontalement une bille de gros- seur ordinaire qui était suspendue par un fil d’environ 2mde longueur, j’ai observé que, pour un coup de queue, comme le donne un joueur ordinaire, mais non pas pour le plus fort coup que pourraient donner certains joueurs, la bille remontait verticalement d’environ rm, 20 ; et que pour un coup de queue très-fort, la hau- teur pouvait aller à 3,5o. Ainsi, en appelant Wo la vi- tesse initiale du centre de la bille, ou a pour un coup ordinaire Pour déterminer le coefficient/, j’ai disposé un appa- reil au moyen duquel la bille se trouvait tirée hori- zontalement sur le tapis par un fil tendu avec un poids. En faisant des marques sur le tapis j’ai pu arri- ver à reconnaître que le mouvement de la bille était sensiblement uniforme quand elle était mue avec une force égale aux o,25 de son poids sur un drap fin, et aux o,3o de son poids sur un drap plus gros ou plus usé. La première valeur est celle qu’il faut adopter pour