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CHAPITRE XIII

LE COUP DE FOUDRE

« Les années passaient et il nous semblait que c’était toujours le printemps dans nos amours : toujours des aurores d’un jaune doré ; des soleils resplendissants et bienfaisants ; des couchers or et pourpre ; des nuits bleutées, mystérieuses ; des lunes toujours argentées, toutes grandes ; des fleurs partout et toujours ; toujours des alizés favorables. C’est en ces termes que je puis comparer les années qui s’étaient écoulées depuis notre union. Andrée jouissait d’une santé florissante. Dans la trentaine, elle avait cette grâce et cette beauté du plus bel âge de la vie de la femme quand le bonheur lui sourit, et le bonheur lui souriait toujours. Elle semblait mirer constamment son sourire affectueux dans une glace qui reflétait le bonheur tout autour d’elle. Elle avait encore cette grâce souple de la jeune fille qui n’a qu’un amour et qui rapporte tout à cet amour ; elle avait cette beauté de la jeune femme pour qui l’amour sourit toujours à la pensée de l’époux.

« Vous connaissiez, mes chers amis, tout notre bonheur et notre vie heureuse ; je vous en faisais part si souvent dans nos rencontres fréquentes. Mais vous vous