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sent s’harmoniser avec les lignes dans lesquelles elles s’encadrent. Les Grecs savaient assurément monter un perron ; nous ne le savons plus. Ils n’avaient pas en pénétrant dans l’Acropole la même démarche qu’en traversant une place publique ; leur attitude au stade n’était point la même que dans leur demeure. De cette coordination des silhouettes prépondérantes — celle de l’être, celle du monument et celle du paysage — naissait une impression de beauté qui agissait doucement et puissamment, suaviter et fortiter, sur la foule, même la moins raffinée. Cette beauté, nous ne la connaissons plus et pourtant nous commençons à en éprouver le regret. Quand, par hasard, quelque ensemble vraiment eurythmique se dresse devant nous, un frisson de joie nous secoue. Il y a là l’embryon d’une renaissance, le point de départ d’un mouvement qui ira s’accentuant rapidement.

Ainsi achèvera de se dessiner le « retour à la vie grecque ». Au lieu de quelques excentricités dites naturalistes et qui difficilement