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commentaire et critique

coup de simples problèmes d’arithmétique étant susceptibles d’être présentés de la sorte et, par la pratique du dessin géométrique qui devrait jouer à l’école primaire un rôle considérable, nombre de figures de géométrie ont pu lui devenir familières. Au delà le travail est perdu. Quel est celui d’entre nous qui, possédant ce que l’enseignement secondaire lui a fourni en fait de trigonométrie ou de géométrie descriptive, oserait essayer de s’en servir pour une application pratique, si simple soit-elle ? Il n’est personne pour tenter pareille aventure.

Venons maintenant au second des motifs invoqués : la discipline de l’esprit C’est ici une vieille formule qui a été excellente au temps de la prépondérance littéraire. Les mathématiques — disons mieux : les démonstrations de théorèmes — avaient alors une vertu singulière. Elles obligeaient de jeunes esprits que l’effort prédominant de la pédagogie tournait vers les beautés de la rhétorique et de la poétique à se plier aux exigences froides et sévères d’un labeur tout positif ; elles les forçaient à raisonner serré, emprisonnés dans les murailles de l’inéluctable. Rien ne pouvait remplacer cette féconde leçon. Seulement on oublie