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avant-propos

ments et les applications qu’ils en ont tenté les ont satisfaits le plus souvent.

J’ai confiance qu’il en sera de même pour ce qui concerne la doctrine exposée sous le titre d’« analyse universelle » et qui a fait l’objet de la deuxième partie d’une trilogie dont je présente en ce moment au lecteur la troisième et dernière partie. Alors qu’en éducation physique, le besoin dominant était celui d’un stimulant sans lequel l’effort corporel risquait de n’être ni énergique ni constant, l’éducation intellectuelle de l’adolescent s’est révélée comme manquant avant tout de cette clarté centrale que ne sauraient suppléer les multiples flambeaux de connaissances isolées, sans lien entre elles.

La pensée révolutionnaire qui m’a amené à proposer la substitution de l’analyse à la synthèse comme procédé général d’enseignement secondaire ne pouvait être accueillie tout d’abord que d’une façon dédaigneuse ou hostile par tous ceux dont elle dérange les traditions ou compromet les intérêts. Mais l’obligation ne saurait manquer de s’en imposer peu à peu. Quiconque a véritablement souci de l’avenir éprouvera l’ur-